Editorial

Les sauvages sont-ils si sauvages?

von Emil Ch. Giezendanner
4

Chère lectrice, cher lecteur,
En des temps plus anciens, on parlait de sauvages et on croyait tous comprendre de qui il s'agissait. On avait la vision des sauvages découverts sur un continent lointain ou des traces de sauvages découvertes par Robinson Crusoé aux îles Caraïbes.


Si on fait une recherche avec le mot sauvage, on trouve des milliers d'associations parmi lesquelles: «jeune sauvage recherche mode sauvage», la plupart n'ont de sauvage que le nom. En modélisme, le terme sauvage ne semble pas clairement défini. Alors que certains parlent de sauvages de ces jeunes qui virevoltent avec des hélicoptères, les groupements et les associations traitent de sauvages leurs homologues non intégrés à des organisations. Alors qu'un jeune védépentiste nous demanda gentiment notre fréquence, on arriva vite sur le thème des 2,4 GHz qui résout (presque) tous les problèmes, et cet individu m'apparut soudain moins sauvage. S'engagea alors une longue conversation comme souvent dans notre milieu modéliste. Mais à quels problèmes sont confrontés ces modélistes ne faisant pas partie d'une organisation? Ils sont confrontés aux mêmes réglementations juridiques d'assurances obligatoires, de limite de poids, de respect des distances autour des aéroports des terrains de vol etc. Ensuite viennent les questions de terrains, les amateurs de vol de pente et hélicoptéristes étant un peu moins concernés. Ils recherchent les pistes de décollage sous forme de champs fauchés, des petites routes goudronnées et une bonne collaboration avec le voisinage difficile. Ils n'ont pas vraiment des préoccupations différentes des nôtres sauf que nous ne pouvons pas changer aussi facilement qu'eux nos aires de vol chaque fin de semaine. Pour moi, il apparaît que le vol «sauvage» apporte non seulement de la liberté mais demande une grande part de responsabilisation personnelle, du courage et de l'engagement. Je ne peux pas en vouloir à ceux qui ne veulent pas s'engager dans une association évitant ainsi de devoir y apporter une contribution alors que j'entends nos comités directeurs dire que de plus en plus choisissent d'adhérer à un groupement pour accéder aux installations à disposition en payant une cotisation et imaginent qu'ils ont ainsi rempli les obligations exigées par leur groupement. Ils n'ont pas compris que l'utilisation de l'infrastructure n'équivaut pas à un engagement au sein d'un groupement.

Dans nos associations, la volonté générale de contribuer disparaît aujourd'hui progressivement. En plus apparaissent de plus en plus de nouvelles organisations. Cela ne concerne pas que le modélisme. Apparemment, nos places de vol sont maintenant notre plus grande chance. En réalité, plus il y aura de groupes d'intérêts, plus il y aura des terrains de vol plus ou moins établis. Ces petits groupes fonctionnent spontanément, indépendamment, existent plus ou moins longtemps et changent souvent avec les nouveaux médias. Ceci ne rend pas simple notre collaboration avec eux. Il faut malgré tout composer avec eux et penser en même temps à adapter nos organisations en conséquence. Pour cela, je vous souhaite beaucoup de chance.

Avec mes salutations
les meilleures
Emil Ch. Giezendanner
(traduction libre T. Ruef)



Afficher toutes les catégories →

ACTUALITÉS

Trier par:
Autres articles →



An error has occurred. This application may no longer respond until reloaded. Reload 🗙