Editorial

Loi sur les drones – non merci!

von Emil Ch. Giezendanner
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Chère lectrice, cher lecteur

Les erreurs surviennent, primo, parce qu'aucun homme n'est infaillible, et secundo, parce que l'attrait d'explorer nos limites (en dessous comme au dessus des nuages) est particulièrement vif dans l'aviation. Une réalité notoirement vieille comme le monde, et pour ainsi dire inscrite dans notre subconscient collectif depuis l'histoire d'Icare. La «pensée sécuritaire» maintenant omniprésente dans la société et la politique aboutit à faire de la moindre erreur un problème de sécurité, avec appel immédiat à l'État pour créer une nouvelle loi. Notre autorité aéronautique OFAC a beau avoir clairement réglementé l'usage des aéronefs modèles réduits FPV («drones» étant un concept passablement flou), par des compléments éminemment simples et brefs dans l'OACS, ceci ne semble toujours pas suffire à nos «névrosés obsessionnels». Tels de sombres nuées, ils se voient déjà assaillis par des essais entiers d'ailes volantes et de microcoptères. Encore

n'est-ce là qu'un exemple actuel. À quoi s'ajoute une tendance naissante dans l'aviation, voyant telle ou telle organisation ou personne rendue responsable de domaines déterminés, ou devant garantir que tel ou tel incident ne surviendra pas, etc. Le défaussement de responsabilité est aujourd'hui à l'ordre du jour. Mais ceci n'a pas grand chose à voir avec l'élucidation éventuelle d'une question de culpabilité. Nos groupes d'aéromodélisme peuvent tout aussi peu empêcher les erreurs et fautes de leurs membres, que la police peut empêcher un chauffard de provoquer un accident. Certes, un club doit impérativement informer ses membres quant aux dangers, de même que veiller à la

discipline sur son terrain, mais tout le reste repose sur la responsabilité propre de chaque aéromodéliste individuel – et peu importe qui «refile» sa responsabilité à qui. Il est normal que de nouvelles technologies entraînent de nouvelles réglementations, dit-on. Parfaitement d'accord! Mais comme les technologies plus récentes succèdent à des anciennes ou les remplacent, il n'est que logique de supprimer les anciennes lois fondées sur ces technologies obsolètes. La lourdeur croissante des réglementations est nuisible aux nouvelles évolutions techniques. Même un parc dit «d'innovation» sur l'aérodrome de Dübendorf n'améliorera en rien la situation. Dans toute la Suisse, l'année 2012 nous gratifiera d'une centaine de lois inédites. Veuillez bien les apprendre toutes par cœur – ou ne vous faites pas «pincer»!

Avec mes cordiales salutations
Emil Ch. Giezendanner


Diversité d'opinions

Les opinions exprimées sur cette page par le rédacteur – ainsi que les autres auteurs de ce numéro – ne coïncident pas forcément avec celles de la FSAM en tant que fédération. Le lecteur trouvera les communications officielles de la fédération dans la rubrique «FSAM».



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