Remorque pour modèles réduits d'avions
Dans le numéro 4/2023 du magazine « Modellflugsport », Bernd Vonbank présente une remorque pour modèles réduits d'avions. Avec un poids à vide de 380 kilogrammes, une telle remorque est trop lourde pour moi. Je souhaite uniquement transporter un modèle de planeur d’une envergure maximale d’environ trois mètres. Je recherche donc une remorque à vélo pesant au maximum entre 10 et 15 kilogrammes.
Il existe une multitude de remorques à vélo. Mais aucune ne convient à mon usage. Je vais donc la fabriquer moi-même – du moins la structure. La question se pose alors de savoir si le modèle réduit d'avion doit être transporté à l'horizontale ou à la verticale. À la verticale, je pense, car au départ, j’avais prévu de construire une sacoche de vélo en bois, dans laquelle les ailes et le fuselage seraient placés à la verticale dans deux caisses en bois, de part et d’autre de la roue arrière du vélo. Ma femme me conseille de construire une remorque à vélo – ce qui montre qu’elle accepte l’arrivée d’un nouveau véhicule dans notre garage.
Chez mon revendeur de vélos, je trouve une remorque qui convient à mes besoins : petite et légère. J’aurais préféré des roues à rayons plus grandes, mais on ne peut pas tout avoir. Il n’y a pas de suspension. Je vais donc caler le modèle réduit d’avion à transporter sur de la mousse. La remorque est constituée d’un châssis en tubes métalliques auquel sont fixées les roues et le timon. Une caisse en plastique rouge pliable repose sans être fixée sur le châssis. Il me suffit donc de construire une caisse en bois plus haute, que je pourrai placer dans le châssis tubulaire à la place de la caisse en plastique. La remorque à vélo devient ainsi multifonctionnelle. Avec la caisse en plastique fournie, je transporte des objets à la déchetterie ; avec la caisse en bois, je transporte des modèles réduits d’avions jusqu’au terrain d’aéromodélisme.
En ce qui concerne la hauteur de la structure, je me pose les questions suivantes : plus elle est haute, plus le modèle est protégé. Mais je veux pouvoir atteindre le fond de la remorque d’une seule main depuis le haut. Le résultat : des parois avant et arrière de hauteurs différentes. La structure de la remorque, en contreplaqué de peuplier, s’assemble rapidement. Pour fixer les planeurs dans la caisse, j’utilise des tiges rondes sur lesquelles sont tendues des bandes élastiques. Le principe est similaire à la fixation des ailes à l’aide d’anneaux en caoutchouc sur les modèles réduits simples. Une cloison intermédiaire basse est intégrée au fond de la caisse afin qu’un dispositif de lancement en hauteur lourd, par exemple, ne puisse pas endommager le modèle d’avion fragile pendant le transport.

Lors de mon premier essai dans la vieille ville de Zofingen, tous les piétons se retournent pour me regarder, car le bruit de ma remorque dépasse largement celui d’une valise à roulettes. La caisse en bois agit comme une caisse de résonance parfaite sur les pavés cahoteux. Il est très facile d’atténuer le bruit : il suffit de fixer une plaque de mousse entre le châssis en tubes métalliques et la structure en bois à l’aide de bandes de caoutchouc tendues sur le châssis métallique. Ça fonctionne à merveille. Je renonce à faire un « test de l’élan » (manœuvre d’évitement face à un obstacle surgissant soudainement) : le centre de gravité ne semble pas aussi haut qu’il n’y paraît à première vue. Lors du chargement, il faut veiller à ce que le poids soit placé en bas.
Pour éviter toute confusion avec un conteneur vert, je peins la caisse en bois en rouge vif. Chargée de mon modèle réduit de planeur jaune « Standard Airfish », cette remorque rappelle à ma fille adulte les emballages de frites remplis de chez McDonald's.
Le premier trajet jusqu’au terrain d’atterrissage, situé à environ cinq kilomètres, se déroule à la perfection. Cependant, ma condition physique a du mal à venir à bout des quelque 50 mètres de dénivelé. Je sens le poids de la remorque et je suis à bout de souffle. Je me rends également compte que je ne peux plus tourner la tête à 180 degrés. Or, je veux voir ce qui se passe derrière moi dans la remorque ouverte. Il me faut un rétroviseur – on trouve aujourd’hui des rétroviseurs de vélo très ingénieux dans le commerce.
Après mes premières sorties, j’agrandis la remorque en y fixant à l’extérieur une caisse en bois qui me sert de boîte à outils.

Je suis satisfait de ma remorque à vélo – même si je manque encore d'expérience. Le premier – et jusqu'à présent unique – trajet jusqu'à la piste d'aéromodélisme du club d'aviation de Zofingen a mis ma condition physique à rude épreuve. Je n’ai pas réussi à parcourir les 15,7 kilomètres et les 306 mètres de dénivelé en 47 minutes, comme l’indiquait Google Maps. À certains moments, j’ai dû descendre de vélo et pousser ou tirer péniblement l’ensemble à pied. C’est pourquoi j’utilise pour l’instant ma remorque à vélo uniquement pour de courtes distances, jusqu’à cinq kilomètres. Je pense qu’un vélo électrique pourrait élargir mon rayon d’action.

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